Fusillade du 12 juin 2016 à Orlando

 

Suite à la fusillade du 12 juin 2016 à Orlando

manif-orlando

A Genève, recueillement de près de 300 personnes suite à la fusillade du 12 juin 2016 à Orlando une tuerie de masse perpétrée aux Etats-Unis dans la boîte de nuit Le Pulse, en Floride.

Le bilan est de quarante-neuf morts, sans compter l’auteur de la tuerie qui a été abattu par la police.

Il s’agit, dans toute l’histoire des Etats-Unis du plus lourd bilan pour un massacre par arme à feu commis en temps de paix. Visant spécifiquement un lieu fréquenté par la communauté LGBT, cet attentat est un des crimes homophobes les plus graves de l’histoire américaine.

Des dizaines de bougies, un air de Bach au violon, le nom des victimes déclamé au micro, leur âge, et des discours pour celles et ceux «morts trop jeunes pour avoir célébré la vie».

C’est dans cette ambiance de recueillement que près de 300 personnes se sont rassemblées, hier sur la place Bel-Air, afin de rendre hommages aux 50 victimes de la fusillade survenue le week-end dernier dans un club gay à Orlando, aux Etats-Unis.

Audrey, 6 ans, et Christian, son père, passent par hasard devant la manifestation en allant prendre leur bus. «Pourquoi ces gens sont là ?» demande l’enfant. L’adulte hésite et se lance: «Il s’est passé quelque chose de grave aux USA. A cause de quelqu’un qui ne tolère pas que des gens du même sexe s’aiment.» La petite fille métisse a compris : «Comme avec Hitler qui ne voulait que des Aryens.» Christian sourit et acquiesce.

En présence de la Fédération genevoise des associations lesbiennes, gaie, bi et transgenres (LGBT), le public s’est réuni de 18 h à 19 h en brandissant des panneaux avec des phrases chocs : «L’homophobie tue», «Nous n’arrêterons jamais de danser» – et des drapeaux aux couleurs de l’arc-en-ciel. «Soyons fiers, souligne Christophe Catin, président de Dialogai. Sourions, soyons visibles et défilons dans la rue. Et même si vous n’êtes pas LGBT, défilez avec nous pour dénoncer cet abominable crime commis à l’encontre de ces personnes mortes en raison de leur identité sexuelle et de leur genre.» (TDG).

orlando-2
Photo Irma Popa